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Ош, Кыргызстан, le 1 août 2013

Magnifique Kirghizistan!

Nous roulons à travers les steppes kirghizes, avec un incroyable sentiment de liberté lié aux grands espaces que nous traversons. Nous avons la chance de participer à une partie de bouzkashi, jeu équestre traditionnel d'Asie centrale. Dans ce pays de nomades, les gens autant que les paysages nous impressionnent beaucoup.


Bike route 2 237 602 - powered by Www.bikemap.net

Nous traversons le portail métallique qui sépare la Chine du Kirghizistan. Nous passons un premier checkpoint militaire, pédalons encore deux kilomètres puis arrivons au véritable poste de douane. Le fonctionnaire qui tamponne nos passeports est fort sympathique. Il nous souhaite la bienvenue, nous recommande d'aller voir le lac Issikul, dans le nord, et nous fait savoir que nous avons 60 jours pour découvrir son pays. Au moment de prendre la photo qui ira dans mon dossier, il me demande de sourire. Quel contraste après la Chine!

Nous nous arrêtons à Erkeshtam, petit village juste après la douane formé de vieilles roulottes posées sur de planches de bois. Nous achetons quelques provisions puis nous arrêtons manger dans une cuisine tenue par une femme et ses deux filles. Nous sympathisons avec l'aînée, qui parle très bien anglais.
Notre premier repas au Kirghizistan
Elnura et Siyuta, nos restauratrices
Nous repartons sur la route, enthousiastes à l'idée de découvrir ce pays au premier abord si accueillant.
À la douche!
Pendant deux jours, nous bataillons contre un vent de face violent, qui rend les montées successives éprouvantes. Mais les paysages sont grandioses: de grandes étendues vertes pleines de chevaux et de moutons, avec en toile de fond les sommets enneigés des pamirs.

La route longe les pamirs entre Erkeshtam et Sarytash
Montée à 8% avec un violent vent de face, devant notre public bovin!
Nous avons trouvé l'endroit parfait pour passer la nuit
Le dimanche après-midi, nous apercevons un attroupement de cavaliers au loin sur la route. Nous nous approchons et constatons qu'il s'agit d'une partie de bouzkashi, jeu traditionnel très populaire au Kirghizistan. Le principe est simple: une quarantaine de cavaliers se disputent une carcasse de mouton, qu'il s'agit de déposer dans des buts (ou de garder sur soi le plus longtemps possible, suivant les variantes).

Nous nous arrêtons pour observer la scène. En quelques secondes je me retrouve sur un cheval qui galope derrière ladite carcasse, un des joueurs m'ayant embarqué sur sa monture. Je peux vous assurer qu'il est peu rassurant de se retrouver au milieu d'une mêlée formée de quarante chevaux surexcités. Et inutile de préciser que je n'ai pas réussi à attraper le mouton.
Un cavalier en train de subtiliser le mouton
Tous galopent derrière le "ballon"
Ce jeu, qui permet de réunir les hommes de la région, est l'équivalent du match de football du dimanche après-midi en Suisse. Tous ne jouent pas, certains se contentent d'observer la partie couchés dans l'herbe. Nous restons un petit moment à discuter avec eux.
La partie du dimanche est avant tout une fête populaire
Un groupe de spectateurs (admirez l'ivrogne à gauche)
L'un des cavaliers me demande une gorgée d'eau, je lui passe mon bidon. Celui-ci passe de mains en mains (visiblement ce jeu donne soif) jusqu'à disparaître. Une demie heure plus tard, un enfant revient vers moi avec mon bidon, qu'il a été remplir dans la rivière. Sympa.

Le panorama kirghize par excellence
Nous arrivons juste avant la pluie à Sary-Tash, où un autochtone nous propose pour 500 soms (10 francs) une chambre avec pension complète. Nous sympathisons immédiatement avec lui.

Il s'appelle Seyit, est étudiant en droit à Osh. Il nous parle de son pays avec passion et nous avons beaucoup de plaisir à l'écouter. Dans notre chambre est suspendue une peau de loup. Il nous explique que son père est le chasseur de loups officiel du village durant les mois d'hiver (ils descendent des montagnes avec le froid).
Avec notre hôte et ami Seyit, à Sarytash
Interlude musical: Seyit nous chante a capela de la musique kirghize. Il nous passe aussi par bluetooth quelques mp3 chantés dans sa langue (fichier1: Бб_Дарижа.mp3, fichier2: нурлан_Насип_кыргызстан.mp3).

Traverser les steppes kirghizes en vélo procure un sentiment de sérénité indescriptible. Il n'y a pas de trafic, beaucoup de vent et des paysages époustouflants. De temps en temps, un berger s'approche de nous, nous serre la main ou se contente la poser sur le coeur en inclinant la tête, puis repart mener ses bêtes, sans se presser. Tout simple, mais tellement beau.
Une enfant et son âne viennent à notre rencontre
Le mauvais temps arrive sur la steppe
En passant Sarytash, nous quittons les grandes étendues pour traverser une chaîne de montagnes avant de redescendre sur Osh, 3000 mètres plus bas.
Col à la sortie de Sarytash: une montée...
... une rencontre (l'âne était attiré par ma sonnette-hamburger) au sommet...
...puis une longue descente

Chaque fois que nous traversons un village, tous les enfants nous saluent en agitant leur bras de toutes leurs forces et en criant "Byebye".
Les grands-parents nous invitent à boire le thé
Après une semaine à peine, il est déjà temps de quitter le Kirghizistan. Il m'aura suffi de quelques jours pour aimer ce pays, peuplé de gens fiers et incroyablement gentils. Prochaine étape: la vallée de Ferghana, à l'est de l'Ouzbékistan, puis la course aux visas à Tashkent.

3 commentaires:

  1. :) hermosos paisajes! lindo lugar eligió Akira para darse un baño!

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  2. Félicitations pour la réussite de votre épopée, et merci de nous la faire partager avec tant de talent.

    Mme L.R.

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  3. ce pays à l'air particulièrement attachant!!!

    Bonne route à vous ;)

    Adriana

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